WIKILEAKS et OTANLe premier ministre Stephen Harper aurait secrètement promis à l'OTAN, dès le début de 2010, que le Canada considérerait la possibilité de demeurer en Afghanistan pour y mener une mission de formation militaire, selon un câble diplomatique américain.
Ottawa aurait ainsi dissimulé ce scénario pendant des mois, soit jusqu'à ce que la nouvelle mission soit annoncée, en novembre. Jusqu'à l'annonce de la mission de formation, le gouvernement Harper avait affirmé qu'il allait mettre fin à la mission de combat et que les troupes canadiennes reviendraient au pays. Les Forces canadiennes sont maintenant prêtes à déployer jusqu'à 950 militaires dans des bases se trouvant à Kaboul, à Mazar-e-Sharif et à Herat. En janvier 2010, le secrétaire général de l'OTAN a demandé au premier ministre Harper et à son ministre de la Défense, Peter MacKay, de se joindre au commandement d'une mission de formation en Afghanistan.
|
«Bradley était différent des autres. Propre, bien apprêté… vraiment, il se distinguait.» Lorsqu’il cherche à se souvenir de sa première rencontre avec Bradley Manning, en janvier 2010 à l’université de Boston, son ami David House ne peut s’empêcher de sourire : «Ce soir-là, je n’ai parlé que quelques minutes avec lui, mais c’était assez pour comprendre qu’il était différent de tous les hackers venus à notre fête pour inaugurer un nouveau local à l’université. Dans ce milieu, il est de bon ton d’arriver sale, en sueur, pour montrer qu’on sort de trois jours de codage et que le dévouement à notre art ne nous a pas laissé le temps de prendre une douche. Bradley, au contraire, était soigné, les cheveux stylés. Il ne parlait pas vraiment non plus le jargon des hackers. Je n’aurais pas imaginé que quelques mois plus tard il serait au centre de l’attention mondiale.»
Toujours assigné à résidence en Grande-Bretagne pour l'affaire de violences sexuelles qui auraient été commises en Suède en 2010, Julian Assange ne reste pas pour autant silencieux. Dans une interview publiée hier, le fondateur de Wikileaks, qui a défrayé la chronique autant que son site l'année dernière, s'en prend aux réseaux sociaux et en particulier à Facebook. « Nous avons ici la base de données la plus complète du monde sur les gens, leur nom, leurs relation, leur adresse, leur emplacement, ainsi que leurs communications avec leurs proches, le tout accessible par les services de renseignements américains »

Un présumé terroriste d'Al-Qaïda aurait préparé des attentats aux États-Unis à partir d'une mosquée de Montréal. Des documents de la CIA, dévoilés par WikiLeaks, indiquent qu'il aurait même occupé les fonctions d'imam à cette mosquée. Ces documents militaires secrets révèlent que Mohamedou Ould Salahi, originaire de la Mauritanie, est arrivé à Montréal en novembre 1999. La CIA le soupçonne d'avoir recruté trois des terroristes impliqués dans l'attentat contre le World Trade Center. Il aurait aussi planifié l'attentat contre l'aéroport de Los Angeles avec la complicité d'Ahmed Ressam, qui a été arrêté à la frontière canado-américaine.
WikiLeaks publie une nouvelle série de documents confidentiels. Cette fois, ce sont 759 fiches sur les prisonniers de Guantamo qui sont dévoilées. Une radiographie de la prison qui met en évidence ses abus.
L'administration américaine est toujours dans le viseur de WikiLeaks. Cette fois, ce sont des documents sur la prison de Guantanamo qui ont été rendus publics. Plus de 750 fiches personnelles sur les détenus qui montrent comment des innocents, des adolescents et des vieillards ont été emprisonnés par les autorités américaines. Ces documents ont été transmis à une partie de la presse internationale, dont, en France, au journal Le Monde, et sont partiellement publiés sur le site de l'organisation dirigée par Julian Assange. Les fichiers permettent de connaître, en détails, la population du camp de détention. Etat civil, circonstances d'arrestation, résultats des interrogatoires, éventuels liens avec une organisation terroriste, risque représenté pour la sécurité des Etats-Unis: les documents racontent qu'au moins 150 détenus étaient innocents, selon El Pais. L'ADN de Guantanamo tient en 4.759 pages, signées par les hauts commandements de la défense américaine.
|
|